Lexique

  • ALIZE : système de circulation des masses d’air des régions tropicales. Le vent circulant sur la face équatoriale des anticyclones sub-tropicaux souffle d’Est en Ouest dans toute la ceinture intertropicale. L’alizé de l’hémisphère nord a plus souvent une légère composante nord-est, tandis que celui de l’hémisphère sud prend une composante sud-est. La confluence de ces flux d’alizés des deux hémisphères se fait au niveau d’une zone appelée Zone de Convergence intertropicale, siège de courants ascendants favorisant les développements nuageux instables.

    Le courant d’alizé est généralement observé dans les basses couches de l’atmosphère. En saison dite sèche, son épaisseur est comprise entre 1,5 et 3 km souvent. Il peut être plus « épais » et gagner les couches moyennes, notamment durant la saison humide ou cyclonique, et dépasser alors 6 à 8 km d’épaisseur.

  • ANTICYCLONE  : zone de hautes pressions atmosphériques (région où la pression atmosphérique est élevée par rapport à celle du voisinage au même niveau), souvent associée à du temps calme, non perturbé. Ces hautes pressions génèrent un mouvement des particules d’air « tournant » dans le sens des aiguilles d’une montre autour du centre de l’anticyclone dans l’hémisphère nord. Du côté équatorial de l’anticyclone, ces mouvements d’air sont les alizés soufflant de l’est. Les cyclones ont en général un déplacement qui évitent ces zones de hautes pressions de surface 

  • CYCLOGENESE : processus de déclenchement ou d’intensification d’une circulation cyclonique, ou dépressionnaire. Par opposition, on parlera de CYCLOLYSE pour le processus d’affaiblissement ou d’arrêt d’une circulation cyclonique.

  • CYCLONE TROPICAL : zone de basses pressions des régions intertropicales, au sein de laquelle se développent des nuages convectifs et autour de laquelle le vent se déplace dans une circulation dite « fermée » en surface, autour d’un centre de rotation. Le cyclone est classé en fonction de l’intensité des vents qu’il génère en dépression tropicale, tempête tropicale et ouragan (terminologie utilisée dans nos zones de l’Atlantique). Le cyclone prend naissance au-dessus d’eaux assez chaudes, on parle de 26 à 27°C sur 30 à 50 mètres de profondeur au minimum.

  • CYCLONE SUB-TROPICAL : zone de basses pressions des régions subtropicales (au-delà des tropiques), présentant à l’origine peu de caractéristiques tropicales mais pouvant acquérir certaines de ces caractéristiques (cœur devenant « chaud » par exemple). Suivant l’intensité des vents générés, on parlera de dépression subtropicale, tempête subtropicale et ouragan subtropical.

  • CYCLONE EXTRA-TROPICAL : zone de basses pressions issue des régions tropicales (cyclone tropical), perdant peu à peu certaines de ses caractéristiques tropicales en circulant dans les régions tempérées, au-dessus de mers généralement assez froides et dans une circulation générale de secteur ouest. Un cyclone devient extra-tropical lorsqu’il franchit le 40 ou 45°Nord très souvent. Suivant l’intensité des vents générés, on parlera de dépression extra-tropicale, tempête extra-tropicale et ouragan extra-tropical.

  • DEPRESSION : zone de basses pressions atmosphériques (région où la pression atmosphérique est basse par rapport à celle du voisinage au même niveau), souvent associée à du temps perturbé. Ces basses pressions génèrent un mouvement des particules d’air « tournant » dans le sens inverse des aiguilles d’une montre autour du centre de la dépression dans l’hémisphère nord. Les cyclones sont une variante tropicale de ces zones de basses pressions de surface.

  • FORCE de CORIOLIS (du nom de Gaspard Coriolis, mathématicien français du début du XIXème siècle, auteur de travaux de cinématique) : force apparente, due à la rotation de la Terre, qui agit perpendiculairement et vers la droite de la vitesse d’une particule d’air dans l’hémisphère nord, le mouvement de la particule étant considéré par rapport à celui de la Terre.

  • Le paramètre de Coriolis (f) est un paramètre intervenant dans le calcul des forces mises en jeu dans un mobile en mouvement autour d’un autre mobile en rotation. Il est proportionnel au sinus de la latitude du point considéré. Il est donc nul sur l’équateur et maximal aux pôles. Cette force et ce paramètre de Coriolis sont importants dans l’étude des cyclones tropicaux. Ils expliquent pourquoi on ne peut voir se développer des dépression sur l’équateur et son voisinage immédiat, et pourquoi les cyclones (ou les systèmes nuageux) ont tendance à être déviés vers le nord, dans l’hémisphère nord, lors de leur déplacement général vers l’ouest.

  • FORCE de PRESSION : force s’appliquant sur chaque particule d’un fluide par suite de la non-uniformité du champ de pression. Elle s’exerce dans la direction et le sens du gradient de pression (d’une zone de haute pression à une zone de basses pressions). Son intensité est proportionnelle au gradient de pression et inversement proportionnelle à la densité de ce fluide.

  • ŒIL DU CYCLONE : zone plus ou moins dégagée et calme à l’intérieur d’un cyclone qui a atteint le stade d’ouragan. Il est matérialisé par un mur quasi-circulaire qui le délimite, mur nuageux haut et puissant composé de nuages de convection, où s’exercent les vents les plus forts et le maximum d’activité pluvieuse. Cet œil provient d’un accroissement de la force centrifuge créée par les mouvements de rotation des particules d’air autour du centre dépressionnaire et qui a pour effet de rejeter hors de ce centre toutes les particules prises dans ce mouvement de rotation. Lorsque les vents dépassent une certaine valeur, souvent supérieures à 110 ou 120 km/h, cette force devient alors plus forte que la force de pression ayant tendance à ramener les particules d’air vers l’intérieur de la zone de basses pressions : l’œil apparaît de dimension très variable souvent voisine de 20 à 40 km de diamètre, parfois plus. Le centre géométrique de l’œil est considéré comme le centre du cyclone tropical.

  • OURAGAN : cyclone tropical (des zones de l’Atlantique et du Pacifique oriental) dont l’intensité des vents soutenus peut dépasser le seuil de 64 nœuds ou 118 km/h. Dans d’autres régions océaniques de par le monde, on lui préfère le terme de typhon (Pacifique occidental notamment) ou de cyclone (Océan Indien par exemple). Afin de distinguer les ouragans, un vent de 120 km/h ne produisant pas les mêmes dégâts que des vents de 250 km/h, les Américains Saffir et Simpson ont inventé une classification (classe 1 à 5) en fonction de l’intensité des vents. La classe 5 est celle correspondant à un ouragan dont les vents soutenus peuvent dépasser 134 nœuds ou 248 km/h.
  • PRESSION ATMOSPHERIQUE : pression (force par unité de surface) exercée par l’atmosphère en vertu de son poids sur une surface donnée ; elle est équivalente au poids d’une colonne d’air s’étendant au-dessus d’une surface d’aire unité jusqu’à la limite supérieure de l’atmosphère.

    On l’exprime en hectoPascal (soit une force de 100 Newtons par mètre-carré), qui correspond à l’ancien millibar (unité encore utilisée aux U.S.). Certains baromètres sont encore gradués en millimètres de mercure.

    La pression diminue bien entendu avec l’altitude. Si elle vaut 1013 hPa environ à la surface de la mer, elle n’est plus que de 840 hPa vers 1500 mètres, 550 hPa vers 5 km. Sa décroissance près de la surface de la mer est d’environ 1 hPa tous les 8,3 mètres.

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