Peut on affaiblir, modifier leur trajectoire, voire détruire les cyclones ?

           Les cyclones étant des phénomènes météorologies extremement violent, beaucoup de personnes ont cherché à contourner leurs effets, ou simplement à les détruire. La premiere tentative fut élaborée en 1947 et intitulée "project Cirrus".

           Malgré le doute qui persistait sur l'utilité de cette opération, l'armée de l'air, de terre et navale des USA ont laché 35 kg de dioxyde de carbone solide (connu sous le nom de dry ice en anglais) émietté dans une tornade le 13 octobre 1947. Suite à cela, des modifications du nuage ont été détectées. Ainsi, la tornade changea de direction, mais attérir coté de la ville de Savannah, en Georgie. Des poursuites judiciaires ont ensuites été engagées, contraignant l'arrêt de ces expériences.

           Néanmoins, elles ont été reprises onze années plus tard, sous le nom du projet Stormfury. Il avait pour but de détruire les cyclones alors qu'ils sont encore faibles.

Ce projet se basait sur l'hypothèse qu'en gelant l'eau contenu dans le cyclone grâce à de l'iodure d'argent, cela perturberait la structure interne du cyclone, ce qui entrainerait sa destruction.

           Ainsi, de nombreux avions furent envoyés afin d' "ensemencer" (introduire les particules dans un nuage) les cyclones de l'océan atlantique. Le premier cyclone ensemencé fut le cyclone Beulah. Cela entraina une baisse des vents de 20%, et un agrandissement de l'oeil du cyclone. Cette expérience dut être renouvellée de nombreuses fois, cependant les conditions ne furent pas toujours avantageuses.

           Néanmoins, l'expérience put être retentée le 18 Aout 1969 sur le cyclone Debbie, qui présentait les conditions idéales. Les avions furent envoyé le 18 et le 20 afin d'ensemencer ce cyclone. On nota alors une baisse de la vitesse des vents respectivement de 31%, puis de 18%, ce qui confirmait les hypothèses émises. Cependant, l'analyse de ces résultats montrèrent qu'afin d'avoir un réel impact sur le cyclone, il fallait ensemencer approximativement toute les heures le cyclone.

           Puis, en 1971, dû à l'absence de cyclones favorables, les essais durent se porter sur le cyclone Ginger. Cependant, sa nature était différente de celle des autres et mal comprise. Ainsi, l'ensemencement de ce cyclone n'eut aucun effet. Ce fut ainsi le dernier cyclone sur lequel fut testé le projet Stormfury. En effet, dû à son caractère trop aléatoire, ces expériences furent considérées non concluantes, ce qui entraina l'arret définitif de ces expériences en 1980.

 

          L'iodure permet d'agrandir l'oeil du cyclone, cependant son utilité reste controversée.

Conclusion 

          Malgré les nombreuses études effectuées sur les cyclones les informations recueillies par les grandes oraganisations météorologiques telles que l'OMM, nos connaissances restent limitées. De nombreuses techniques ont été mises au point  afin de limiter les ravages de ces désastres naturels. Cependant, les prévisions restent assez aléatoires, chaque cyclone ayant sa spécificité. La trajectoire d’un cyclone ne peut donc pas, pour le moment, être déterminé avec précision. De plus les moyens de prévisions cycloniques laissent malheureusement derrière eux une marge d'erreurs considérable : aux Etats Unis on estime à 40 km la marge d'erreur du passade de l'oeil du cyclone, 48 heures à l'avance. C'est insuffisant pour mettre des mesures préventives afin de limiter les dégâts et de sauver la population. Toutefois, les techniques s’affinent avec les années, dans l’espoir d’un jour pouvoir les détruire, voire uniquement modifier leurs trajectoires.

 

 

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